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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 12:36

La semaine dernière, nous avons eu l’honneur d’être invités à préparer et à participer à un mariage mahorais.





  A Mayotte le «Grand Mariage» (ou «Haroussi») est une fête exceptionnelle d’une durée d’une semaine qui, en plus de sceller – une deuxième fois - l’union d’un couple, est l’occasion pour les familles concernées et particulièrement celle du mari de montrer à tout le village, sinon à toute l’île, sa richesse.

Une «deuxième fois» parce que ce couple s’est d’abord - et souvent plusieurs années avant pour qu’il puisse réunir l’argent pour célébrer cette fête – marié sans faste devant le «cadi», juge et dépositaire du droit coranique. On peut assimiler cet acte à notre mariage civil métropolitain.

De la réussite de cet événement majeur, qui dure une semaine durant laquelle des dizaines de personnes (famille, amis et habitants du village du marié) sont invitées tous les jours à festoyer, dépend l’image même des familles concernées.

Les dépenses engagées sont exorbitantes : plus le mariage est coûteux, plus les familles qui le fêtent sont couvertes d’honneur !

Heureusement, la plupart du temps, les mères des deux familles appartiennent à des «Shamas», associations de femmes qui se mobilisent à cette occasion pour apporter à chaque famille l’aide logistique et financière nécessaire.
Traditionnellement, un Grand Mariage se célèbre une seule fois, aussi bien pour l’homme que pour la femme.
L’accomplissement de cette cérémonie permet à l’homme de passer du statut de «fils» à celui de «père» et d’accéder ainsi à une position sociale qui lui permet de participer avec les autres hommes aux débats nécessitant des prises de décisions concernant l’ensemble de la communauté.

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