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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 06:20
Après avoir arraché les mauvaises herbes, qui poussent à une vitesse vertigineuse ici, nous les avons brulées. Pas trop de risques de propagation du feu en saison humide : la végétation est en permanence détrempée !

DSCN1531.JPG
Vous remarquerez le youpala en plein au milieu... Cela dénature un peu...

DSCN1513.JPG
Un Mahorais bien habile est allé nous cueillir des noix de coco. Des entailles sont prévues dans le tronc pour mettre les pieds. Mais il faut quand même avoir une sacrée technique, surtout pieds nus ! Attention aux chutes de cocos : sortez les casques !

DSCN1523
A peine cueillies, tout de suite tranchées pour boire le jus de coco. Il a un goût très subtile et très bon. Il paraît que c'est une eau d'une grande pureté.
Il ne faut pas confondre ce jus transparent avec le lait de coco obtenu en pressant la chair (je crois...).
Ensuite, on mangera la chair tendre avec une cuillère taillée dans la coco.

DSCN1520.JPG
Un beau régime de bananes. Elles sont suffisamment mures pour faire des bananes salées que l'on va frire dans de l'huile pour faire un voulé !

DSCN1534.JPG
Et voici en voulé en préparation.
Les bananes et des tranches de fruit à pain sont en train de frire. Deux fruits à pain sont mis tel quel dans le feu à droite. La peau va bruler mais l'intérieur va donner une purée exquise.
Avec tout cela, on grillera des mabawas (ailes de poulets) assaisonnées et du poisson.
Un vrai festin typiquement Mahorais !
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 05:06
Courant janvier, nous sommes allés passer un samedi dans le champ d'amis Mahorais pour les aider un peu. Leur champ se situe sur Petite Terre.

Au programme : planter du manioc,et mais arracher les mauvaises herbes,...

C'est incroyable comme tout prend et pousse facilement ici. Dommage que trop peu de Mahorais exploitent leurs terres par méconnaissance ou par fainéantise... Car il y aurait de quoi nourrir beaucoup plus de monde !

Cela fait depuis octobre que nous faisons une cure de mangues qui poussent à profusion. Nous avons appris à reconnaître les meilleures : très goutues et peu filamenteuses. Malheureusement, la saison se termine...

Quelques photos du champ, très abrité et très aéré : le top pour un petit voulé !

DSCN1509.JPGBananiers, manguiers, "papayers", citronniers, manioc,... poussent dans le champ

DSCN1511.JPGLes feuilles de manioc sont notamment utilisées en cuisine pour manger (brède, mataba, romazava,...)

DSCN1512.JPGCloture habituelle : plaques de taule !

DSCN1532.JPGLe puits, plutôt très profond, pour récupérér l'eau
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:06

Le fruit du boabab est appelé le « bouye », mais aussi le « pain de singe ». Ces derniers l’aiment beaucoup !

Le fruit du baobab est une grosse « cabosse », un peu comme le cacao. Il contient une pulpe fibreuse et beaucoup de petits noyaux, comme des haricots rouges, dont on tire aussi de l’huile. Le mot baobab vient d’ailleurs de l’arabe « bu hibab », qui veut dire « fruit à nombreuses graines ». Le fruit doit être sec lorsqu’on le cueille ou le ramasse. On l’ouvre à la machette.


 

                         la fleur regardant le sol                                       le fruit

    

    Le fruit frais                                                               Le fruit sec,       tel qu'il est récolté


                                            

 

Un baobab peut donner 500 kg de fruits par année. La fleur apparaît d’abord, blanche, et pend « à l’envers ». La pollinisation se fait par les abeilles et… les chauves-souris. Le fruit arrive vers décembre, mûrit et sèche de mars à avril. On le récolte en montant sur l’arbre, parfois en le faisant chuter avec une gaule, ou encore en ramassant ceux qui tombent naturellement. Beaucoup de familles en font des provisions en vue des mariages, pendant lesquels on le sert en boisson.

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:44

On en compte huit variétés différentes dans le monde. Et deux à Mayotte (dont une qui vient de Madagascar) C’est un arbre qui se gorge d’eau durant la saison des pluies, pour tenir le reste de l’année. Son bois est mou. On peut d’ailleurs considérer que le baobab n’est pas tout à fait un arbre, puisque ce bois ne contient pratiquement pas de lignine. Il ne fait pas d’anneaux non plus… Lorsqu’on observe une coupe, il est donc difficile de donner un âge à un baobab. On pourrait presque dire que c’est une plante géante.

intérieur du baobab

On l’appelle aussi « l’arbre à l’envers », comme s’il avait « les racines en haut » ! En effet lorsque le Baobab tombe (lors d'une tempête, celui-ci peu repousser par de nouvelle racine provenant d'un autre endroit sur le tronc).

Il a un grand rôle et une symbolique très forte en Afrique, presque mystique. Des femmes accouchent dans les baobabs.

Les griots - qui sont les conteurs transmettant oralement la culture africaine - sont parfois enterrés dans les baobabs.

Son tronc creux sert parfois de salle de réunion !

Et il est présent à beaucoup de moments dans la vie de chacun sous différentes formes : pour son fruit, bien sûr, mais certains travaillent aussi sa coque pour obtenir des plats, des lampes… On peut en manger les feuilles, pour cuisiner une sauce, notamment quand c’est un peu tendu au niveau alimentaire… Il sert de réserve d’eau, accueille les abeilles qui y produisent du miel…




La fleur du Baobab de Mayotte pousse en regardant vers le sol, la fleur du Baobab de mada pousse en regardant vers le ciel (c'est la seule différence connu entre ces deux arbres voisins)

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:03

Famille : Cheloniidae

Espèce : Eretmochelys imbricata

Description

Longueur carapace : une femelle adulte mesure 95 cm maximum.

Poids moyen : 60 kg

Caractéristiques :

Une dossière cordiforme (en forme de coeur) avec une pointe postérieure assez marquée, brun rouge à orangée avec des marbrures brun foncé et noires qui est constituée de 4 paires d’écailles costales imbriquées. Au fil du temps la carapace devient lisse aux écailles juxtaposées.

Le plastron blanc jaunâtre est large et doublement caréné. La tête est petite avec 2 paires de préfrontales et présente un bec supérieur très crochu. Les pattes ont 2 griffes.









Type d’habitat

Côtes rocheuses, lagons, les mangroves et eaux riches autour des récifs coralliens.

Alimentation

Le régime alimentaire est omnivore (mollusques, crustacés, petits poissons et coraux) mais les juvéniles sont plutôt herbivores.

Reproduction

L’âge de la maturité sexuelle est encore mal connu. Les tortues imbriquées aiment les plages isolées et bordées de végétation. Le nid est creusé sur 10 à 60 cm de profondeur. Chaque ponte produit selon la taille de la femelle entre 50 et 200 oeufs ronds de 34 à 44 mm de diamètre. La femelle pond de 2 à 3 fois par intervalles de 3 à 45 jours au cours d’une saison. L’incubation dure entre 58 et 75 jours selon la température du sol.


 
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 07:13

Sur huit espèces de tortues marines existant actuellement dans le monde, cinq sont présentes dans l'Océan Indien.
Deux espèces de tortues marines fréquentent régulièrement les plages mahoraises : la tortue verte (Chelonia mydas) aussi appelée tortue franche, et la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) à tort appelée tortue caret.
Nous allons vous les présenter succinctement afin de pouvoir les reconnaître.




TORTUE VERTE

Famille :
Cheloniidae

Espèce : Chelonia mydas

photo non prise par nos soins


Répartition


Largement répandue dans les eaux dont la température dépasse 20°, elle est présente dans l’océan Atlantique, la Méditerranée, l’Océan Indien, la mer du Japon, la mer de Chine, la Micronésie, la Mélanésie, la Nouvelle-Zélande.

Description

Longueur carapace : une femelle adulte mesure entre 80 cm et 130 cm Poids moyen : 160 kg mais certains individus peuvent peser plus de 300 kg Caractéristiques : Une dossière brunâtre et parfois olivâtre et grise, marbrée ou striée, bombée à l’avant qui est constituée de 4 paires d’écailles costales juxtaposées. Un plastron très clair presque blanc. Une tête ne possédant qu’une seule paire de préfrontales. Les pattes ont une seule griffe.

trace de locomotion tortue verte, photo prise par nos soins

Type d’habitat

Milieux pélagique jusqu’à 3 ans puis habitat côtier.

Alimentation

Les juvéniles sont carnivores (petits invertébrés, oeufs de poisson, jeunes alevins) puis deviennent davantage herbivores. La microflore de leur intestin est comparable à celle des ruminants terrestres.

Reproduction

La maturité sexuelle est atteinte entre 8 et 15 ans. Le nid creusé est en forme de bouteille avec une cavité de 30 à 50 cm de large, et plus évasée vers le fond. Chaque ponte produit entre 85 et 200 oeufs ronds de 45 mm de diamètre. La femelle pond 3 à 5 fois par intervalles de 2 à 3 semaines au cours d’une saison. L’incubation dure entre 48 et 74 jours selon la température du sol.


 
photo non prise par nos soins



photo non prise par nos soins


 


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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 07:13

·         La ponte : ce n’est qu’une fois que les premiers œufs sont tombés - blanc brillant, gros comme une balle de golf – que l’on peut s’approcher et éclairer juste le puits de ponte. La tortue pond environ 120 à 200 œufs.

 ·         Recouvrement du puits de ponte : avec ses deux nageoires arrière d’abord elle rebouche le trou de ponte, tasse le sable, puis avec ses quatre nageoires rebouche la cavité. Cette phase peut durer plus d’une heure

·        
Creusement d’un autre puit: La tortue est épuiser, mais n’a pas fini sont travail, elle continue à creuser sur quelques mètres en s’éloignant de son puit, ainsi elle brouille un peu les traces et il est plus difficile de retrouver son puit.

·         Retour à l’océan :
la tortue se traîne vers l’océan, en s’arrêtant régulièrement. On peut la suivre en restant à bonne distance derrière elle. Il se sera écoulé 1h à 2h.









Samedi soir, nous sommes allés à la plage de Moya, espérant voir des tortues pondre.

Mauvaise pioche, il n'y a pas eu de ponte ce soir-là sur cette plage. 2 plages sont plutôt sujettes aux pontes (Moya sur Petite Terre et Saziley sur Grande Terre). Elles sont surveillées par des gardes pour la tranquilité des tortues. Cependant, il y a des pontes sur toutes les plages de Mayotte.

Nous avons développé dans ces 2 articles les différentes phases de l'observation d'une ponte.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:44

Les différentes phases

·         Recherche du lieu de ponte : repérage sur le sable des traces des tortues qui se sont hissées jusqu’en haut de la plage pour y creuser leur « nid ». C’est le bruit du sable violemment projeté qui vous guide vers le lieu exact de la ponte. Si, durant cette recherche, une tortue est en train de sortir de l’eau ou en train de se hisser sur la plage passez très loin d’elle et toujours derrière elle

·         Observation : D’abord, elle attend  la nuit tombée et si possible à marée haute. Puis, s’approche de la plage, elle sors la tête de l’eau et observe le relief de la plage. Si rien ne l’inquiète, mouvements ou lumière, elle s’approche un peu plus.
C’est seulement lorsque qu’elle ne voit aucun mouvement, ni aucune lumière même éloignée, qu’elle s’aventure sur le sable et commence à monter vers le haut de la plage. son cœur bat très vite et très fort, le sable n’est pas son milieu naturel et sa carapace l’alourdit, la fatiguant énormément.


·         Creusement de la cavité corporelle : avec ses nageoires avant, la tortue propulse le sable vers l’arrière pour creuser un large trou. Elle s’arrête régulièrement pour se reposer. Surtout ne pas s’approcher trop près ni l’éclairer car elle peut, par peur, encore renoncer à continuer à creuser et retourner vers l’océan Elle creuse jusqu’à s’enfoncer d’une fois et demie son épaisseur !


·        
Creusement du puits de ponte : avec ses deux nageoires arrière qu’elle utilise très adroitement comme des pelles souples, la tortue va creuser un puits d’environ  30 cm de diamètre  à 70 cm de profondeur. Si elle tombe sur une grosse pierre ou des racines, elle se déplacera pour recommencer un peu plus loin ou renoncera et retournera vers l’océan. Rester encore à distance



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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 14:03
Et une dernière série de photos diverses.

Un alambic

Pas facile de le voir quand il est retourné

Une étoile de mer
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 10:43
Et une nouvelle série de photos, cette fois sur le corail aux piscines naturelles.











 
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