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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 14:33

MAYOTTE : PROJET DE PISTE D’AEROPORT DANS LE PARC NATUREL MARIN

 

Le projet de piste longue de l’aéroport de Mayotte, qui va être bientôt soumis à la Commission Nationale du

Débat Public (CNDP), est présenté comme un atout de développement économique et touristique. France Nature Environnement (FNE) et son association membre, les Naturalistes, environnement et patrimoine de Mayotte, s’opposent à un projet, aujourd’hui obsolète, et qui, en raison des atteintes irrémédiables au lagon et au parc naturel marin qu’il engendre, va à l’opposé des intentions de développement affichées. De plus, les annonces  récentes par les compagnies aériennes de l’augmentation des rotations, en utilisant l’infrastructure existante, démontrent l’inutilité de ce projet d’extension.

Pour ses partisans, la piste actuelle ne permettrait pas de liaison directe Mayotte-Paris pour les long-courriers gros porteurs. Et il faudrait construire une piste de 2600 m (voire 3000 m), sur le lagon, pour un coût estimé à 300 millions d’euros.

 

Un projet destructeur


La construction d’une nouvelle piste longue, sur le récif de la barrière de corail, aurait un impact désastreux sur le très fragile écosystème lagonaire, déjà très menacé par le changement climatique et de multiples agressions (assainissement embryonnaire, déchets, érosion terrestre). La zone de l’aéroport est l’une des plus riches par ses herbiers marins, sites de reproduction et nurserie pour de nombreuses espèces, espace de nourrissage pour les dugongs et tortues, plages recevant la ponte de tortues. Le chantier créerait des perturbations démesurées : arasement de deux collines pour fournir les matériaux et, surtout, immersion de 3 millions de m3 de déblais entraînant l’envasement et la mortalité des coraux dans la zone, notamment pour la partie marine de la réserve naturelle nationale de l’îlot M’Bouzi, toute proche.

La construction du deuxième quai du port de Longoni, pourtant sans commune mesure, s’était déjà soldée par des conséquences écologiques catastrophiques : destruction d’une mangrove de fond de baie, envasement et mort des coraux.

 

La piste existante suffit désormais à répondre à une bonne desserte de Mayotte

 

Grâce aux progrès considérables de l’industrie aéronautique, il est aujourd’hui possible d’assurer des vols directs entre Mayotte et Paris sans nouvelle piste. En effet, les avions actuels ont des performances très supérieures à ce qu’elles étaient lors de la genèse du projet. Air Austral a acquis deux Boeing B777- 200LR capables de décoller à pleine charge de l’aéroport de Mayotte tel qu’il est. La compagnie annonce trois vols par semaine entre Paris et Mayotte à partir du 31 octobre 2011. Un quatrième vol hebdomadaire pourrait être envisagé.

Corsairfly pour sa part dessert déjà Mayotte avec un aller Paris-Mayotte sans escale. Les rotations vont être portées à trois par semaine. Surtout, la compagnie vient d’annoncer que, sous réserve d’un aménagement très limité de la piste (40 mètres !), elle pourra desservir Mayotte avec des Airbus A330-200 capables de décoller depuis la piste existante vers Paris à pleine charge et sans escale.

Pour Michel Charpentier, président des Naturalistes, environnement et patrimoine de Mayotte : « S’obstiner dans la construction d’une piste longue serait du gaspillage d’argent public alors qu’il y a tellement d’autres urgences à Mayotte : l’assainissement, la résorption de l’habitat insalubre, la création d’équipements culturels, la construction d’établissements scolaires, l’ouverture d’un réseau de transport en commun, la recherche sur les énergies renouvelables, le raccordement au réseau haut débit… »

Pour Bruno Genty, président de FNE : « Les dégâts majeurs et irréversibles qu’elle causerait sur le lagon sont en totale contradiction avec le projet annoncé par un décret pris le 18 janvier 2010 par le Président de la République de création d’un Parc Naturel Marin classant le lagon de Mayotte. C’est pourquoi nous espérons que le débat public débouchera sur un avis négatif pour la construction de cette piste longue de l’aéroport de Mayotte. Bien pire, elle menacerait gravement les meilleurs atouts de l’île : sa biodiversité et son attractivité touristique. Ce projet serait également un obstacle au classement du lagon en tant que patrimoine mondial de l’humanité comme le demandent les Naturalistes de Mayotte ».

 

France Nature Environnement et les Naturalistes, environnement et patrimoine de Mayotte, demandent aux pouvoirs publics et aux élus de reconsidérer leurs priorités et consacrer les investissements publics à des choix plus pertinents pour Mayotte. 

 
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 06:33

En commençant à desservir Mayotte, tout le monde pensait que Corsairfly passerait sous le seuil de 800 euros l'aller-retour. Cela n'avait pas été le cas...

 

Mais, à partir de mai 2011, Corsairfly va mettre en oeuvre une vraie concurrence face à Air Austral : certains vols vont être baissés au prix de 630 euros l'aller-retour !

 

Attention : cette opération est ponctuelle, ces tarifs sont applicables pour tout achat réalisé avant le 4 avril.

 

Sur les périodes de vacances scolaires, les prix restent très élevés (aux alentours de 1 000 euros), ce qui est toujours moins qu'Air Austral (aux alentours de 1 500 euros)...

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:22

A Mayotte, tout évolue très (trop ?) vite !

 

Il y a encore quelques années, il n'y avait que peu de routes, des maisons en structure traditionnelle, pas de grandes surfaces,...

 

Désormais, le nombre de voitures explose (avec son lot de bouchons...), tout le monde a un téléphone portable, une télévision,...

Nous avons vécu l'arrivée de la TNT en novembre 2010.

 

Nous allons vivre l'arrivée de l'internet haut débit en février 2012 normalement.

 

C'est une nouvelle évolution qui vient d'être annoncée : Air Austral ouvre une ligne directe aller-retour Mayotte-Métropole le 30 octobre 2011.

Cela ne se faisait pas pour l'instant (Corsairfly fait l'aller Paris-Mayotte en direct mais le retour avec escale).

 

Ce vol direct Mayotte-Métropole est attendu depuis des années. Tout le monde attendait aussi logiquement une baisse des prix avec 2000 kms de moins à parcourir par rapport à la Réunion...

 

Or, aucune baisse de prix ne se profile !

 

La cause avancée serait le pris plus élevé du kérozène à Mayotte par rapport à la Réunion...

Mais le représentant d'Air Austral s'engage à appliquer une « réduction de 100 euros dès que le prix du kérozène baissera », renvoyant la balle dans le camp de Total, qui fournit le carburant, et des autorités locales qui peuvent influer sur ce prix.


Bon, ne faisons pas la fine bouche : les vols ne dureront plus que 8H au lieu de 14H !

En basse saison, le Boeing 777-200 LR d'Air Austral effectuera trois rotations par semaine.

En haute saison, un vol supplémentaire sera mis en place.


Les nouveaux Boeing ont une capacité de 316 passagers en classe loisir et permettront d'emmener 15 tonnes de fret. Ils seront capables de décoller et d'atterrir à Mayotte en pleine charge, ce qui était le problème jusqu'à aujourd'hui. Corsairfly fait déjà du ''semi-direct'' : les appareils arrivent à Mayotte avec des réservoirs en grande partie vides alors que le décollage avec les réservoirs pleins n'est pas possible. Il faut alors faire une escale, à Madagascar, par exemple, qui dispose d'une piste suffisamment longue pour des décollages à pleine charge.


 

DSC01726-1


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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 07:10

Il a besoin d’un grand toilettage… notamment  au regard des embouteillages !

Il est dans un état déplorable à Mayotte.


Il se compose de 90 km de routes nationales et de 139 km de routes départementales.


La direction de l’Equipement est responsable de la gestion de ces routes dimensionnées à une époque où le trafic était faible.

Les routes sont souvent déformées, avec des nids de poule, des virages dangereux,…

Le climat n’aide pas avec la saison des pluies, l’érosion. Une autre cause est le trafic des poids lourds.

 

Quelques projets sont évoqués :

-           sécuriser les traversées des zones urbanisées, en attribuant de l’espace public pour chaque mode de déplacement, et en créant de véritables trottoirs

-          améliorer le niveau de service des routes

-          construire un pont routier entre Petite et Grande Terre

-          mettre en place un réseau de transport public (inexistant à ce jour) pour limiter le nombre de véhicules


Mais tout cela nécessite d’énormes investissements ! 

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