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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 06:57

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A Mayotte, quand il y a des trottoirs, voici comment ils sont.

 

Si quelqu'un trébuche ou tombe dans un trou, il n'avait qu'à regarder où il marche !

Ca ne viendrait à l'idée de personne de porter plainte contre le maire !

Pourquoi toujours vouloir rejeter la responsabilité sur quelqu'un d'autre que soit ?

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 06:49

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Maison à 300 mètres environ de chez nous.

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 15:53

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A Mayotte, obligation de se barricader quand on n'est pas là.

Prévoir 5 minutes en partant et en revenant...

 

Dès qu'on n'est pas dans le séjour, il faut bien penser à fermer toutes les portes à clef. Même pour un simple passage aux toilettes... Les ordinateurs disparaissent tellement facilement !

 

La mauvaise répartition des richesses dans le monde, et notamment ici en France, entraîne ces problématiques...

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 13:13

Alors que la moitié de l'humanité n'a pas accès aux commodités de base, une enquête américaine sur les « unwashed » (pas lavés) valorise les méthodes économes en eau pour ne pas sentir mauvais.


Voici quelques secrets pour ne pas devenir une nuisance olfactive :  

- un coup de savon sous les aisselles, entre les jambes et sous les pieds ;  

- une tranche de citron sous le bras en guise de déodorant.

 

Le livre « The Dirt on Clean : An Unsanitized History », de Katherine Ashenburg, remarque que le temps où l'on travaillait tous à la ferme est révolu. C'est un des paradoxes de la vie moderne de se laver autant alors qu'on n'a jamais eu aussi peu besoin de le faire.


Et qu'on ne se plaigne pas d'être plus vulnérables aux bactéries, ou d'avoir la peau trop sèche, ou de plus en plus d'eczéma. A force de trop l'astiquer, la peau ne joue plus son rôle protecteur, rappellent les dermatologues.


Les marques écolos ont d'ailleurs bien compris que l'eau est le bien mondial le plus précieux à notre survie et proposent des shampooings secs dont les ventes explosent.

 

A Mayotte, on se moque complètement de l'apparence et de l'odeur : du coup, on gaspille beaucoup moins d'eau !

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 12:40

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 06:48

Le contrat de construction et de maintenance du câble Lion 2 qui connectera Mayotte au réseau Internet haut-débit à la fin de l'année 2011 est désormais signé !

 

Avec le plus bas débit du monde, il se fait attendre de plus en plus…

 

 

Le câble Lion 2 est une prolongation du câble Lion, parti de l'île Maurice fin septembre 2009, qui relie Madagascar au câble Safe, via la Réunion et Maurice. A l'autre bout, au Kenya, Lion 2 sera connecté à trois autres câbles optiques.

Lion 2 est parti de Madagascar le 29 avril dernier . Le René Descartes, navire câblier de France Télécom Marine, commençait à poser les câbles dans la partie Nord de Madagascar, entre Tamatave et Diego Suarez avant de poursuivre vers Mayotte et Mombassa sur une longueur totale de 2.700 kilomètres.


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Lion 2 bénéficie de la dernière technologie en terme de fibre optique.

La durée de vie du câble est de 25 ans.

 

Avec seulement 10% des Mahorais ayant accès à internet aujourd'hui, le potentiel d'accroissement est énorme. Même s'il n'y a aujourd'hui que 15.000 lignes téléphoniques analogiques installées sur l'île qui pourront prétendre à l'ADSL, les Mahorais pourront aussi bénéficier de l'accès internet haut débit grâce aux offres mobile 3G, wifi, et même les box, soit toutes les offres de métropole.

 

En terme de débit chez l'utilisateur, le haut-débit démarrerait à 512 k/sec et irait jusqu'à du 20Mégas/sec et au-delà.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 04:01

Mayotte est une petite île...

Il n'y a pas si longtemps que cela, il n'y avait quasiment pas de voitures, quasiment pas de routes,...

 

 

 

Oui, mais les pratiques changent petit à petit et surtout les personnes qui arrivent vivre à Mayotte ont modifié beaucoup de choses, sans doute trop vite !

Du coup, il n'est plus possible d'attendre et il faut règler le problème des embouteillages à Mamoudzou.

Chaque année 1.500 nouvelles voitures s'ajoutent sur les routes de l'île !

 

Les transports en commun n'existent pas à Mayotte. Une mise en place accélérée est donc à l'étude.

 

Que les pouvoirs publics prennent le problème en main est bien !

 

Et si chaque habitant de Mayotte se demandait également si il est réellement indispensable d'avoir une voiture ?

 

La question peut se poser ailleurs qu'à Mayotte...

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 06:16

Les résultats d'une enquête qualitative conduite en partenariat entre la direction du développement économique et touristique (DDET) et le comité du tourisme de janvier à juin 2010 auprès d’un échantillon de 150 touristes en séjours d’agrément à Mayotte ont permis de mieux connaître le profil et le sentiment des voyageurs intéressés par la découverte de l'île au lagon.

Voici quelques données chiffrées :

- plus de 80% avaient déjà entendu parler de Mayotte avant de venir en vacances

- ils ont choisi de venir à Mayotte sur les conseils de la famille et/ou amis dans 42% des cas. 8% suite à une publicité, 8% suite à un reportage TV ou radio et 8% suite à une visite sur un site web. Seuls 5% ont choisi Mayotte sur les conseils de leur agent de voyages

- ils ont préparé à 61% seuls leurs séjours, à 12% via un agent de voyages, à 7% avec un site web et 5% grâce à un guide touristique (Petit Futé ou autre)

- ils ont trouvé l’île sale et un manque crucial de poubelle pour 30% d’entre eux, 12% estiment qu’il n’y a pas assez de produits et d’artisanat local à acheter

- ils regrettent le manque d’informations touristiques dans leurs différents points de passage, trouvent la vie chère et seuls 7% estiment que le vol et l’insécurité ont été des points négatifs durant leur séjour

- ils sont venus à Mayotte pour le lagon, les paysages et la plongée sous-marine, ensuite pour les safaris dauphins et baleines, ont pratiqué la randonnée pédestre et été à la plage pour le comportement principal

- ils ont choisi Mayotte pour la beauté de son lagon et sa richesse dans 60% des cas, 30% pour le dépaysement offert en terre afro-orientale et 16% pour la visite à des parents ou amis

- ils sont 87% à être satisfaits de leur séjour contre 13%, et dans les satisfaits, 24% sont très satisfaits, 50% satisfaits

- leurs plus beaux souvenirs et/ou expériences concernent la beauté de la nature et du lagon, des paysages dans 50% des cas; les rencontres animalières (makis, tortues et dauphins) dans 34% des cas. Viennent ensuite les activités nautiques, pêche et plongée dans 31% des cas. En quatrième position seulement l’accueil des Mahorais

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 08:23

Attila Cheyssial est une sociologue qui a travaillé 17 ans à Mayotte.

Elle a donné une conférence "Comores, Mayotte : intégration, désintégration" dans le cadre de l'Année internationale du rapprochement des cultures. Elle pointe du doigt une situation tendue sur l'île aux parfums et dénonce l'exclusion des populations mahoraises à la Réunion.

 

Voici quelques extraits de ses propos :

 

«  Des groupes arrivent à vivre sur un territoire sans y être intégrés. Une population peut vivre dans un pays sans en parler la langue et pourtant participer à sa bonne marche. Quand on parle d'intégration, en réalité, on souhaite que la communauté en question disparaisse ou au moins ne se voie plus. Les Mahorais à la Réunion, par exemple : bien qu'ils soient français, ils finissent par se cacher dans des quartiers. C'est la même chose à Mayotte où il y a un flux migratoire très ancien. »

 

« La population comorienne migre depuis toujours. Beaucoup sont d'origine sakalava, de Madagascar et sont à l'origine des marins migrants. Mais cela gêne depuis qu'on les appelle des clandestins. Depuis la loi Balladur au début des années 1990. Du jour au lendemain, on change la lecture d'une immigration qui était jusque-là acceptée et même encouragée. »

 

« L'île subit une immigration importante en nombre. La population a été multipliée au moins par 5 en 30 ans. On estime qu'il y a 180 000 habitants mais en réalité bien plus de 200 000. C'est une mutation très violente qui crée de la rareté sur les ressources, le foncier par exemple, qui crée de la délinquance etc... »

 

« Autant il était raisonnable de mettre en place une organisation française au début, dans l'enseignement, dans le développement économique, dans la santé etc..., autant aujourd'hui, on arrive à une situation ubuesque. Une grande partie de la population ne pourra pas profiter du changement de statut puisqu'elle est clandestine. On marche sur la tête, c'est même dangereux. »

 

« La présence française n'a plus de projet de développement. Avec plus d'un tiers de la population dans la clandestinité, ça peut péter pour très peu de choses. Les relations entre les communautés sont très tendues. Y compris avec la communauté métropolitaine. Rappelez-vous les événements de mars 2008. Cela pourrait tout à fait se reproduire, j'en suis persuadé. La situation est explosive et on le sous-estime. »

 

« Il y a parfois des comportements contestables de la population métropolitaine. Quand vous ne vous intéressez pas à la population locale, quand vous venez surtout pour tirer profit d'une situation économique artificielle, c'est-à-dire de la dépense publique mais d'aucune production, cela pose problème. Il y a des différences de niveau de vie colossales. Les tensions naissent parfois de ces comportements un peu néocolonialistes, même si je n'aime pas le mot. »

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 07:04

Les mois se suivent à Mayotte, avec leurs lots de mouvements sociaux.

 

Et quand il y a mouvement social ici, cela ne se fait pas dans la dentelle...

 

En août, 10 jours de grève chez Total ont paralysé l'île. Les gens ne pouvaient plus aller travailler, donc n'ont pas été payés.

 

Mercredi dernier, les employés de la barge ont été en grève générale . Du coup, impossible d'aller en Grande Terre pour les Petites Terriens et vice-versa.

Il va encore y avoir des journées de salaire non payées...

 

Ce mouvement social s'articule autour de quatre revendications : l'intégration des agents du service des transports maritimes dans la fonction publique territoriale, l'éclaircissement sur le paiement des heures supplémentaires, le recrutement de cinq mécaniciens et l'amélioration générale des conditions de travail.

 

Le trafic a repris jeudi dernier pour laisser le temps de négocier, mais surtout pour préparer la fête de l'Aïd (fête musulmane de la fin du ramadan, qui a été vendredi dernier). L'approche de cette fête donne lieu à de nombreux cadeaux et d'achats de denrées alimentaires.

 

Il n'y a pas eu accord dans le week-end, les salariés du Service de Transport Maritime (STM) ont repris les mouvements de grève aujourd'hui (lundi), je n'a encore pas pu me rendre à mon travail ce matin!! Les discussions qui ont duré 9 heures mercredi dernier n’ont pas abouti sur un accord mais sur une réorganisation du STM.

 

Le STM ne dégage toujours pas d’excédent, plombant toujours le budget du Conseil général. Et ce problème a fait l’objet d’une mise au point lors des négociations. La mission principale du STM est le transport des passagers entre Petite et Grande Terre.

 

Une augmentation du billet de barge avait été maladroitement votée par les conseillers généraux, le prix de la traversée se trouvant plus que doublé. Cela avait engendré les émeutes contre la vie chère de décembre dernier...

 

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